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La citation du jour
Le fait scientifique selon Claude Bernard - Introduction à l'étude de la médecine expérimentale - Citation du 26.06.2019
Un fait n'est rien par lui-même, il ne vaut que par l'idée qui s'y rattache ou par la preuve qu'il fournit.


[ Une citation de Claude Bernard ] - Introduction à l'étude de la médecine expérimentale



  • La Fin d’une liaison de Graham Greene - Graham Greene - « La Fin d’une liaison », le plan divin de Graham Greene
    L’auteur signe son œuvre la plus authentique, la plus profonde et aussi la plus catholique.






  • Le proverbe du jour et le dicton du jour

    Poèmes d'amour - Je t'aime - Poésie citations d'amour

    René Char

    Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?

    Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.

    Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.

    Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?

     



    Pierre de Ronsard

    Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit
    Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire,
    Oublier toute chose, et ne vouloir rien faire
    Qu'adorer et servir la beauté qui me nuit :

    Si c'est aimer que de suivre un bonheur qui me fuit,
    De me perdre moi même et d'être solitaire,
    Souffrir beaucoup de mal, beaucoup craindre et me taire,
    Pleurer, crier merci, et m'en voir éconduit :

    Si c'est aimer que de vivre en vous plus qu'en moi même,
    Cacher d'un front joyeux, une langueur extrême,
    Sentir au fond de l'âme un combat inégal,
    Chaud, froid, comme la fièvre amoureuse me traite :

    Honteux, parlant à vous de confesser mon mal !
    Si cela est aimer : furieux je vous aime :
    Je vous aime et sait bien que mon mal est fatal :
    Le coeur le dit assez, mais la langue est muette.



    Patrice de La Tour du Pin

    Cette odeur sur les pieds de narcisse et de menthe,
    Parce qu’ils ont foulé dans leur course légère
    Fraîches écloses, les fleurs des nuits printanières,
    Remplira tout mon cœur de ses vagues dormantes ;

    Et peut-être très loin sur ses jambes polies,
    Tremblant de la caresse encor de l’herbe haute,
    Ce parfum végétal qui monte, lorsque j’ôte
    Tes bas éclaboussés de rosée et de pluie ;

    Jusqu’à cette rancœur du ventre pâle et lisse
    Où l’ambre et la sueur divinement se mêlent
    Aux pétales séchées au milieu des dentelles
    Quand sur les pentes d’ombre inerte mes mains glissent,

    Laurence… Jusqu’aux flux brûlants de ta poitrine,
    Gonflée et toute crépitante de lumière
    Hors de la fauve floraison des primevères
    Où s’épuisent en vain ma bouche et mes narines,

    Jusqu’à la senteur lourde de ta chevelure,
    Éparse sur le sol comme une étoile blonde,
    Où tu as répandu tous les parfums du monde
    Pour assouvir enfin la soif qui me torture !



    Louis Aragon

    Que ce soit dimanche ou lundi
    Soir ou matin minuit midi
    Dans l'enfer ou le paradis
    Les amours aux amours ressemblent
    C'était hier que je t'ai dit
    Nous dormirons ensemble

    C'était hier et c'est demain
    Je n'ai plus que toi de chemin
    J'ai mis mon cœur entre tes mains
    Avec le tien comme il va l'amble
    Tout ce qu'il a de temps humain
    Nous dormirons ensemble

    Mon amour ce qui fut sera
    Le ciel est sur nous comme un drap
    J'ai refermé sur toi mes bras
    Et tant je t'aime que j'en tremble
    Aussi longtemps que tu voudras
    Nous dormirons ensemble.



    Louis Aragon

    Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    À quoi bon puisque c'est encore
    Moi qui moi-même me trahis
    Moi qui me traîne et m'éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j'ai cru trouver un pays.

    Coeur léger coeur changeant coeur lourd
    Le temps de rêver est bien court
    Que faut-il faire de mes jours
    Que faut-il faire de mes nuits
    Je n'avais amour ni demeure
    Nulle part où je vive ou meure
    Je passais comme la rumeur
    Je m'endormais comme le bruit.

    C'était un temps déraisonnable
    On avait mis les morts à table
    On faisait des châteaux de sable
    On prenait les loups pour des chiens
    Tout changeait de pôle et d'épaule
    La pièce était-elle ou non drôle
    Moi si j'y tenais mal mon rôle
    C'était de n'y comprendre rien

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent

    Dans le quartier Hohenzollern
    Entre La Sarre et les casernes
    Comme les fleurs de la luzerne
    Fleurissaient les seins de Lola
    Elle avait un coeur d'hirondelle
    Sur le canapé du bordel
    Je venais m'allonger près d'elle
    Dans les hoquets du pianola.

    Le ciel était gris de nuages
    Il y volait des oies sauvages
    Qui criaient la mort au passage
    Au-dessus des maisons des quais
    Je les voyais par la fenêtre
    Leur chant triste entrait dans mon être
    Et je croyais y reconnaître
    Du Rainer Maria Rilke.

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

    Elle était brune elle était blanche
    Ses cheveux tombaient sur ses hanches
    Et la semaine et le dimanche
    Elle ouvrait à tous ses bras nus
    Elle avait des yeux de faïence
    Elle travaillait avec vaillance
    Pour un artilleur de Mayence
    Qui n'en est jamais revenu.

    Il est d'autres soldats en ville
    Et la nuit montent les civils
    Remets du rimmel à tes cils
    Lola qui t'en iras bientôt
    Encore un verre de liqueur
    Ce fut en avril à cinq heures
    Au petit jour que dans ton coeur
    Un dragon plongea son couteau

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.



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